Les librairies: des commerces de première nécessité !

En France, la décision est sticte. Les librairies n’entrent pas dans la catégorie des vendeurs de biens de première nécessité. Elles s’organisent en Click and collect et de nombreux partenaires du livre font entendre leur voix dans un cri d’indignation, contre le monopole d’Amazon et le manque de reconnaissance des acteurs culturels ! (voir à ce propos la pétition lancée pour un  #NoëlsansAmazon). En Suisse et en Belgique, les librairies restent ouvertes. Le cas de Genève reflète – et l’on s’en réjouit – la prise en compte du livre en tant que bien de première nécessité: elle réunit toute l’inter-profession au moment même où l’Etat de Genève communique qu’il compensera les pertes de ses éditeurs et libraires. Du côté du canton de Vaud, le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC) met en place une action forte de soutien à toute la chaîne du livre. Les cantons romands viennent de décider d’inclure les éditeurs en tant que bénéficiaires du dispositif des mesures de soutien encadrées par la Loi Covid-19. La Conférence des délégués cantonaux aux affaires culturelles (CDAC) met en place la 2e édition de son dispositif de soutien Livre+ et lance un appel à candidatures. Et notre ambiteux projet de relance LIBER bénéficie d’un accueil très encourageant. Ces bonnes nouvelles arrivent comme un souffle apaisant dans le tumulte actuel, un geste de confiance envers notre inter-profession et un message positif en faveur de la lecture !