Trois questions à Béatrice Hediger

ProHelvetia a récemment mis sur pied une offre spéciale de mesures d’encouragement intitulée « Bridges to the Future » qui met l’accent sur les modèles numériques et hybrides de diffusion et de réseautage. Quels sont les principaux enjeux de ce projet innovant pour la production éditoriale suisse et en particulier la littérature ?

Les éditeurs sont à différents stades de leur processus de numérisation et d’intégration du numérique dans leur activité professionnelle. DigitaLitera est une mesure de soutien qui répond aux besoins de manière très individuelle et devrait ainsi leur permettre de réaliser des progrès visibles beaucoup plus rapidement. Ils ont beaucoup d’idées et de projets, mais au quotidien, leurs ressources ne leur permettent souvent pas de s’occuper de leur développement numérique.

 

Un site web dédié au secteur littéraire sera bientôt en ligne, sous le nom de DigitaLitera. En quelques mots, qu’est-ce que le SBVV prévoit en termes de contenu ?

Tout d’abord le nom est important pour que le projet soit clairement identifié. Mais nous ne savons pas si DigitaLitera deviendra un nom familier pendant le mandat qui court jusqu’à fin 2021. C’est pourquoi nous avons décidé de lier www.digitalitera.ch au SBVV. En trois langues, bien sûr. De manière à ce qu’un lien ou une intégration avec les sites web de LivreSuisse ou ALESI soit également possible. S’il s’avère qu’une région présente un intérêt particulier, alors nous serons en mesure de nous adapter.

 

S’agit-il bien d’une plateforme à dimension nationale dans laquelle les éditeurs romands tout comme leurs confrères tessinois et romanches seront invités à contribuer ?

Dans la première phase, c’est bien cela. Le plus grand nombre possible d’éditeurs qui publient de la littérature suisse contemporaine doivent pouvoir soumettre leurs idées pour le développement numérique sans contrainte ni limite. Dès que les projets seront attribués en été et qu’ils pourront démarrer, la plateforme perdra de son importance, et les projets des éditeurs – qu’ils soient collectifs ou individuels – seront alors au premier plan.