Trois questions à Thomas Kramer

1. En tant que président du SBVV, vous avez piloté le projet des premières Journées numériques du livre les 4 et 5 novembre dernier. Comment se sont passés ces deux jours d’échange et de discussion entre les différents partenaires professionnels du livre pour la Suisse alémanique ? Quelles ont été les rencontres phares que vous aimeriez partager ?

Tout d’abord il faut relever le succès de ces premières journées digitales organisées en un temps record, déjà simplement parce qu’elles ont pu avoir lieu, mais aussi du point de vue de la collaboration fructueuse avec LIVRESUISSE. Nous avons également été très heureux du nombre élevé de participants francophones. Dans l’ensemble, l’événement s’est très bien déroulé, le programme était varié et a pu répondre à différentes attentes.  Personnellement, j’ai particulièrement apprécié la table ronde, où a été discutée la question de la contribution que la branche du livre peut apporter au concept de durabilité, d’un point de vue culturel, social et politique.

 

2. Deux événements ont été réalisés au-delà des barrières de la langue : une table ronde entre 4 éditeurs représentants des 4 régions linguistiques de suisse ainsi qu’un speed-dating entre éditeurs. L’enjeu consistait à favoriser l’ouverture des frontières linguistiques et ainsi les traductions. Quel sont pour vous les principales leçons et les marges d’amélioration à envisager ?

Je pense qu’il est possible de faire encore beaucoup plus pour amener les éditeurs suisses à dépasser les frontières linguistiques. Il est aussi envisageable de faciliter les rencontres dans le cadre des journées numériques du livre. En vue de l’année prochaine nous aimerions améliorer le format Speed-dating en l’organisant de manière plus ciblée afin de favoriser les plus larges échanges possibles. Mais nous espérons aussi que les collaborations entre les différentes régions linguistiques se renforceront le reste de l’année !

 

3. Nous souhaitons tous que les échanges et discussions puissent reprendre la forme de rencontres directes, mais de tels formats favorisent la découverte de nos univers culturels respectifs. La dynamique d’un tel événement devrait être maintenue. Quels seraient pour vous les points d’amélioration sur lesquels nous pourrions travailler pour rendre ce projet encore plus attractif  ?

Mis à part les points évoqués plus haut, nous n’avons pas encore effectué d’évaluation de ce qui a plus ou moins bien fonctionné. Il nous faut d’abord prendre du recul après ce tour de force qu’ a représenté la mise en place de ces premières journées numériques. Je suis d’ores et déjà persuadé que celles-ci auront à nouveau leur place dans notre calendrier 2021. Il existe sans aucun doute des possibilités d’amélioration, que nous serons heureux de discuter et de concevoir avec LIVRESUISSE. Et cette première édition des journées numériques du livre et son bon déroulement constituent un signe d’espoir dans une année 2020 compliquée.